Prix SACD-SACM 2015 – Enseignants et anciens étudiants récompensés

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La SACD et Scam ont décerné leurs prix annuels, attribués par les membres des Comités belges, ils mettent en valeur des parcours exigeants. Parmi les lauréats du palmarès 2015, Isabelle Pousseur, Candy Saulnier, Eric Pauwels et Nicolas Rincon Gille, des artistes formés à l’INSAS, qui y enseignent, ou qui y ont enseigné.

– Prix SACD Spectacle vivant, Isabelle Pousseur
– Prix SACD Radio, Isabelle Dumont et Candy Saulnier pour Come, comme 
– Prix Scam de Consécration audiovisuel, Éric Pauwels
– Prix Scam du Documentaire, Nicolas Rincon Gille pour sa trilogie documentaire Campo hablado

Source & Palmarès 2015www.sacd.be

« Yaar » et « Monstre » primés à Festimages et « Jennah » au Atlanta Film Festival

La 24ème édition du festival Festimages vient de se terminer, quatorze films en compétition, cinq films ont été primés dont deux courts-métrages de l’INSAS.

Le prix du meilleur documentaire offert par la province de Hainaut: « Yaar » de Simon Gillard. Au coeur de la brousse, au creux des graviers, une civilisation entêtée cherche son avenir sous la terre. Aveugles ou bien trop voyants, ils creusent, nuit et jour pour s’enfoncer sous la surface, poussés par la folie qui à chaque instant guide l’homme jusqu’à sa mort.

Le prix de la meilleure fiction offert par la ville de Charleroi : « Monstre » de Delphine Girard. Début de l’été, déménagement, entre jeux dans le jardin et cartons. Adèle, 11 ans, décide de s’adresser un message à elle- même au futur afin de ne pas oublier ce qui compose sa vie. Adèle veut tout capturer, quitte à mettre en scène ce qui ne sonne pas comme elle veut, quitte à tyranniser tout le monde et quitte à ne plus vivre au présent…

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Tandis que « Jennah » au-delà des frontières, reçoit le prix du meilleur court-métrage au Atlanta Film Festival. Jennah, une jeune adolescente, grandit. Cette évolution se passe à travers une relation difficile avec sa mère et la découverte sa féminité.

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Les prix de la critique Théâtre 2014

Les prix récompensent cette année encore les prestations réalisées par nos artistes, donnant ainsi écho à la citation de Fernando Arrabal : « Le théâtre est éternel ».

C’est tout d’abord au théâtre National, que nos anciens ont été récompensés. Parmi les élus Jessica Fanhan sortie en 2011 qui s’est vu attribuer le prix du « meilleur espoir féminin » pour « Don Juan Addictions/Elles« , dans une mise en scène de Sylvie Landuyt. Elle y interprète de façon époustouflante une jeune femme confrontée à l’éternel Don Juan; une exploration sur le thème de la femme face à ses sentiments de pulsions, d’émotions où le mythe de Don Juan brouille ses cartes pour mieux se mesurer à une femme nouvelle…

Le prix « découverte » est attribué à nos anciens étudiants Master Mise en scène 2010 : Léa Drouet, Céline Ohrel, Thibault Wenger pour leur interprétation de : Décrits-Ravage de et par Adeline Rosenstein au Théâtre Océan Nord. Pièce mi-documentaire mi-conférencière sur la Palestine. Elle est interprétée par des acteurs adoptant sciemment un ton parfois sarcastique ; Ce sur un sujet osé, se basant sur un travail de témoignages d’artistes occidentaux de passage en Israël et Palestine, mais aussi de citations de dramaturges arabes évoquant les faits soulevés avec des repères chronologiques, géographiques et autres digressions linguistiques. Une réflexion au Théâtre sur un sujet brûlant toujours d’actualité dont la genèse remonte pourtant à plusieurs siècles.

Cette année le prix « Bernadette Abraté » honore notre professeur Martine Wijkaert pour l’ensemble de son oeuvre théâtrale soit 37 ans de créations. Un bel hommage pour un véritable personnage à la vie comme à la scène.

Enfin le prix de la « mise en scène » est attribué à notre jeune professeur Coline Struyf pour sa prestation dans « Homme sans but » d’Arne Lygre, créé au Théâtre Océan Nord.

Gageons que ces récompensent donneront l’envie au plus haut niveau de décision de s’inscrire dans une démarche de soutien à la création et au développement des lieux culturels, à l’image de ce qui peut se passer chez nos voisins.

Palmarès FIFF 2014

Deux films de fin d’études ont été primés au Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF) 2014. fiff« Yaar » de Simon Gillard a reçu le prix de la meilleure photographie. « Au coeur de la brousse, au creux des graviers, une civilisation entêtée cherche son avenir sous la terre. Aveugles ou bien trop voyants, ils creusent, nuit et jour pour s’enfoncer sous la surface, poussés par la folie qui à chaque instant guide l’homme jusqu’à sa mort. »  Et « Monstre » de Delphine Girard a remporté le prix BeTV du court-métrage. « Début de l’été, déménagement, entre jeux dans le jardin et cartons. Adèle, 11 ans, décide de s’adresser un message à elle- même, au futur afin de ne pas oublier ce qui compose sa vie. Adèle veut tout capturer, quitte à mettre en scène ce qui ne sonne pas comme elle veut, quitte à tyranniser tout le monde et quitte à ne plus vivre au présent. » 

Olivier Smolders, professeur à l’INSAS, reçoit le prix du meilleur court-métrage avec « La Part de l’ombre ». Le 7 février 1944, jour du vernissage d’une importante exposition de ses œuvres, le jeune photographe hongrois, Oskar Benedek, disparaît. Plus de soixante ans plus tard, une enquête révèle son étrange destin.  « La Part de l’ombre » a été sélectionné au Festival International de Clermont Ferrand (France), IndieLisboa (Portugal), Brussels short film festival, JIFF Jeonju International Film Festival (Corée du Sud), Artfilmfest (Slovaquie), Kortfilmfestivalen (Norvège), Sapporo (Japon), Rio de Janeiro festival.

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Tokyo Anyway de Camille Meynard

Tokyo Anyway, premier long-métrage de Camille Meynard (ancien étudiant de l’INSAS), sera projeté le 1er octobre à 20h à BOZAR. En présence de Camille Meynard et des acteurs du film. Justine, Armel, Camille et Félix sont quatre trentenaires qui vivent à Bruxelles. Amis depuis des années, ils sont beaux, ils ont une situation, ils sont vivants. Mais à trente ans, même le plus petit grains de sable peut enrayer la machine. Le même jour Faustine est remise en cause dans son travail, Camille tombe enceinte, Armel perd son père et Félix est appelé à travailler à Tokyo. Il pleut du sable sur Bruxelles.

Le site officiel du film

Première de « Before we go » de Jorge León

19/09 – 20:00 PREMIERE Before we go – Jorge León (2014, 82’, ss: FR+NL) Bruxelles. Opéra de la Monnaie. Trois personnes en fin de vie rencontrent des chorégraphes, acteurs et musiciens. Ils participent à une expérience unique où se mêlent musique, danse et silence. Leur quête prend la forme d’un hommage rendu à la fragilité image001humaine, entre réel et représentation, corps tragiques et esprits libres. Ensemble, ils questionnent leur propre rapport à la mort.

19/09 – 22:30 Vous êtes ici (2006, 70’, ond : EN) – Jorge León Vous êtes ici guide le spectateur au sein d’un voyage intérieur tissé de rencontres avec des personnages aux destinées extrêmes. Le cinéaste – personnage inconscient dans le film – est propulsé aux limites du rêve, là où le réel mène à l’angoisse ou à l’éveil. Au rêve, le film emprunte le caractère éclaté. Au réel, sa violence.

Visites guidées du dépôt film de la Cinematek

Tout au long du week-end du 16.11 & 17.11 s’ou­vriront exceptionnellement les portes de l’un des trois dépôts où la Cinémathèque conserve plus d’un siècle de cinéma de Belgique et d’ailleurs. Les membres de l’équipe des col­lections film vous guideront sur quelques centaines de mètres parmi les kilomètres d’étagères supportant les boîtes de films, les tables de vision, la machine à laver les films, le laboratoire nu­mérique où les films sont scannés et restaurés. Ils vous parleront de la collection, du travail quotidien et vous laisseront voir, toucher et sentir combien un film est précieux et fragile, comment sauver et res­taurer ce matériel cinématographi­que unique. En complément de la visite, une petite exposition met en lumière les différents aspects de la conser­vation de la collection.

Visites guidées du dépôt film
Rue Gray 178, 1050 Bruxelles
16.11 & 17.11 – 10:00 > 18:00
FR / NL / EN – 45′ – gratuit
Inscription obligatoire, du 04.11 au 13.11 via info@cinematek.be – 02 551 19 00 (du lundi au vendredi de 10:00 à 17:00)
Se vêtir chaudement.
Accessible aux personnes à mobilité réduite

Cinematek

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8ème Biennale d’Art Contemporain

« Comprendre et penser de manière critique et sensible le monde contemporain »

Du 18 septembre au 17 novembre 2013, ne manquez pas la 8ème édition de la Biennale d’art contemporain d’Ottignies-Louvain-la-Neuve. Découvrez la vingtaine de pavillons mis en place par Michel François et Guillaume Désanges.

La 8ème Biennale d’art contemporain, intitulée Une exposition universelle (section documentaire) a été imaginée par deux commissaires de taille: le plasticien Michel François (B) et le curateur et critique Guillaume Désanges (F). Ils ont développé le concept d’une vingtaine de pavillons thématiques, à la manière des « Expositions Universelles » organisées entre le 19ème et le 20ème siècle, qui seront répartis dans deux lieux emblématiques de la Ville nouvelle: les vastes plateaux du parking Grand Rue -3 (4000 m²) et le Musée de Louvain-la-Neuve. Cette anti-exposition universelle est composée d’un agencement par pavillons présentant de nombreuses images, documents objets, authentiques ou facs-similés dans une scénographie originale… Autant de formes de création involontaire et clandestine, autant d’histoires, de faits authentiques et de destins, qui ne sont pas sans lien avec l’art sans en être spécifiquement. Une Biennale qui donne à voir, comprendre et penser de manière critique et sensible le monde contemporain.

http://www.biennale8.be/
Informations
Tarifs et heures d’ouverture

Rencontre avec Michel François et Guillaume Désanges, à Bozar

« La Création Contemporaine ». Dans le cadre de la 8e Biennale d’art contemporain de LLN, intitulée Une exposition universelle (section documentaire) dont ils sont commissaires. Les commissaires ont développé le concept d’une vingtaine de pavillons thématiques, à la manière des « Expositions Universelles » organisées entre le 19ème et le 20ème siècle, qui seront répartis dans deux lieux emblématiques de la Ville nouvelle: les vastes plateaux du parking Grand Rue -3 (4000 m*) et le Musée de Louvain-la-Neuve. Cette anti-exposition universelle est composée d’un agencement par pavillons présentant de nombreuses images, documents objets, authentiques ou facs-similés dans une scénographie originale… Autant de formes de création involontaire et clandestine, autant d’histoires, de faits authentiques et de destins, qui ne sont pas sans lien avec l’art sans en être spécifiquement. Une Biennale qui donne à voir, comprendre et penser de manière critique et sensible le monde contemporain.

Lieu: Palais des Beaux-Arts / Studio
Dates: Mercredi 09.10.2013 – 20:15
Infos supplémentaires.

Les informations suivantes sont fournies pour information à destination de nos étudiants. L’INSAS n’a aucune relation avec les sociétés et organisations citées. Le contenu proposé ici est fourni librement, sans engagement aucun de part et d’autre.

Ciné-Club: Dodoma

cine_club_insas_donoma_filmChaque mois, un ou plusieurs cinéastes viendront présenter un de leurs films et animer un débat avec le public au cinéma Vendôme, partenaire du ciné-club de l’INSAS. Ceci dans le but de questionner le cinéma d’aujourd’hui, de chercher à dessiner les traits d’un cinéma d’hier et d’esquisser ceux du cinéma de demain.

Pour son deuxième numéro au Cinéma Vendôme, le Ciné-Club de l’Insas vous propose une soirée autour du film DONOMA (2011) en présence du réalisateur Djinn Carrénard et de l’actrice Salomé Blechmans.

En 2011, DONOMA est sur toutes les lèvres. Promotion atypique et sauvage, tournage à l’arraché, équipe travaillant tant devant que derrière la caméra, budget presque néant: il nous importait de donner une place à ce film unique et la parole à ceux qui l’ont fait.

« Donoma » impressionne par sa puissance à construire à partir de rien un film qui ne ressemble à rien (pour ses détracteurs), un film qui ne ressemble à rien de ce qui a été vu (pour ses louangeurs). Dans tous les cas, il rebat les cartes du cinéma français et propose une nouvelle donne. » (Les Cahiers du Cinéma)

Jeudi 3 octobre à 18h15 au Cinéma Vendôme, 18 chaussée de Wavre à 1050 Bruxelles (Ixelles – Porte de Namur).

Rencontres professionnelles Brussels Film Festival

Jeudi 20/06

FLAGEY STUDIO 5
Leçon de cinéma BRUNO DUMONT 16.30
Français
Le réalisateur français de La vie de Jésus, L’Humanité, Flandres, Hors Satan, Camille Claudel 1915. Rencontre animée par Louis Danvers, journaliste pour le Focus Vif.^

FLAGEY STUDIO 4
21.15 Projection de « CAMILLE CLAUDEL 1915 » de Bruno Dumont

Jeudi 20/06

FLAGEY STUDIO 5
CONFERENCE MEDIA 18.00
Anglais
Présentation du nouveau programme intitulé Europe Créative.

FLAGEY STUDIO 5
20.30 Projection de « Chaika » de Miguel Ángel Jiménez, un film soutenu par le programme MEDIA / Screening of « Chaika » by Miguel Ángel Jiménez, a film that has been supported by the MEDIA programme

Vendredi 21/06

FLAGEY FOYER 3
RENCONTRE MUSIQUE ET CINEMA 14.00 – 16.00 Rencontre individuelle entre compositeurs et réalisateurs/producteurs. Suite au succès de la dernière édition (plus de 150 musiciens participants), le Brussels Film Festival réitère une rencontre entre compositeurs de films, réalisateurs et producteurs. 10 compositeurs oeuvrant dans les musiques actuelles seront sélectionnés par un jury de professionnels pour une rencontre individuelle de 10 minutes maximum, selon le principe du speed‐dating. Les réalisateurs/producteurs recevront les oeuvres sélectionnés le 15 juin afin de les familiariser avec les compositeurs sélectionnés.

Pour plus d’informations ou pour vous inscrire, contactez Marc Jacobs
e‐mail marc@brff.be / téléphone + 32 (0)2 762 66 76
En collaboration avec la SABAM.

FLAGEY STUDIO 1
MASTER CLASS DE 16.00 – 18.00
BERTRAND TAVERNIER Français
A l’occasion du 11ème Brussels Film Festival, le vendredi 21 juin à Flagey, il y aura une masterclass avec le réalisateur français Bertrand Tavernier (L’Horloger de Saint‐Paul, Que la fête commence…, Le Juge et L’Assassin, Coup de torchon, Un dimanche à la campagne, L. 627, L’Appât, Capitaine Conan, Dans la brume électrique, La Princesse de Montpensier…). Elle aura lieu en collaboration avec la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques (SACD), l’Association des Réalisateurs et Réalisatrices de Films (ARFF) et l’Association des scénaristes de l’Audiovisuel (ASA).

Jeudi 20/06

FLAGEY STUDIO 1
15.00 Projection de « La Princesse de Montpensier » de Bernard Tavernier
17.15 Rencontre avec Bertrand Tavernier

Samedi 22/06

FLAGEY STUDIO 1
Leçon de cinéma 16.00 ‐ 18.00
BERTRAND TAVERNIER Français
Rencontre animée par Olivier Lecomte, journaliste pour Télémoustique.

Dimanche 23/06

FLAGEY STUDIO 5
Rencontre 15.30 – 17.00
BERTRAND TAVERNIER ET LA MUSIQUE DE FILM Français
Rencontre animée par Benoît Basirico, journaliste

CINEMATEK
Rencontre avec BERTRAND TAVERNIER 19.00
Projection de « Le dernier tournant » de Pierre Chenal
En guise d’avant‐goût de sa carte blanche et de la rétrospective programmées cet été, Bertrand Tavernier viendra à la CINEMATEK présenter Le dernier tournant de Pierre Chenal.

Lundi 24/06

FLAGEY STUDIO 1
WORKSHOP TOURNAGE VERT 16.00 ‐ 18.00
(Organisé en collaboration avec Bruxellimage) Français
Tous les tournages utilisent des moyens techniques qui consomment de l’énergie, engendrent des déplacements, génèrent des déchets et qui sont fréquemment en contact avec des milieux dits ‘sensibles’. L’empreinte écologique de ces tournages n’est donc pas neutre. Alors, comment rendre les productions de film plus vertes ? Ce workshop vise, avec la collaboration active des participants, à relever les besoins des professionnels du cinéma et à identifier les actions qui vont permettre au secteur professionnel de se lancer dans une démarche collective de développement durable.
Participants :

  • L’équipe de production de « Une chanson pour ma mère » (2013), un film francobelge qui a été tourné selon le précepte du tournage vert.
  • Joël Franka (réalisateur)
  • Bernard de Dessus (producteur, Novak)
  • Sophie Cornet (éco‐conseillère)
  • Olivier‐René VEILLON, Directeur Général de la Commission du Film d’Île‐de‐
  • France et partenaire fondateur du collectif Ecoprod (www.ecoprod.com)
  • Siebe Dumon, chargée du projet Eco Tournage au VAF

Le Workshop sera animé par Philippe Reynaert, General Manager de Wallimage/Bruxellimage

INFOS PRATIQUES
Inscriptions obligatoire pour chacune de ces rencontres professionnelles.
Les accrédités professionnels et la presse seront prioritaires.
Les formulaires d’accréditation sont à télécharger sur
www.brusselsfilmfestival.be, espace PRESS/PRO.
Renvoyez votre inscription à celly@brff.be
Pour plus d’infos, écrivez à info@brff.be
ou téléphonez au + 32 (0)2 762 08 98

Rencontres professionnelles (PDF)

Petition Of European Filmmakers

L’EXCEPTION CULTURELLE N’EST PAS NÉGOCIABLE !

Le 13 mars 2013 risque de marquer un tournant majeur et scandaleux dans la construction de l’Europe.

C’est le jour où la Commission européenne, sous l’impulsion du Commissaire Karel de Gucht, a décidé de piétiner l’exception culturelle en adoptant un projet de mandat de négociation qui intègre les 2 services audiovisuels et cinématographiques aux discussions commerciales qui débuteront cet été avec les Etats-Unis.

Oubliées les paroles enflammées du Président Barroso qui assurait en 2005 que « dans l’échelle des valeurs, la culture vient devant l’économie ». Balayées toutes les déclarations d’amour au cinéma du même Président Barroso lorsque les cinéastes avaient été contraints de se mobiliser pour défendre le programme MEDIA. Et quid de ce slogan porté par la Commission : « Europe loves cinema » !

A quelques mois de la fin de sa présidence, on peine à savoir quelle trace Monsieur Barroso veut laisser dans l’histoire de l’Europe. Pour l’heure, c’est malheureusement l’image de la démission culturelle qui domine. Il semble même ne pas avoir retenu la leçon que lui-même donnait il y a peu : « la réponse à la crise, c’est la culture. »

Ne nous y trompons pas, le mandat de négociation proposé est un renoncement, une capitulation, une rupture.

Il y a 20 ans, c’est sur le territoire européen que se forgea cette volonté commune de soutenir la création et de promouvoir sa diversité.

La Culture est au cœur de l’identité et de l’idéal européens.

Il y a 20 ans, l’exception culturelle faisait irruption dans le paysage international et permettait la reconnaissance d’un statut spécifique aux œuvres de l’esprit qui ne peuvent pas être des biens comme les autres et qui doivent être exclus des négociations commerciales. Il y a 20 ans, à l’occasion des accords du GATS, c’est au nom de l’exception culturelle que la création et la diversité linguistique ont pu continuer à bénéficier de règles de protection et de soutien.

Le bilan est positif pour ceux qui veulent le regarder avec objectivité : la diversité culturelle est aujourd’hui une réalité pour la plupart de nos territoires, facteur d’échange et de compréhension mutuelle, mais aussi génératrice d’emploi et de croissance.

L’Europe que nous aimons est celle qui a œuvré pour faire émerger la Convention de l’UNESCO de 2005 sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles et qui l’a ratifié en grande pompe dès 2006, rassemblant 126 pays du monde entier. L’Europe que nous aimons est celle que le monde regarde avec fierté comme initiatrice et porteuse de cette grande idée.

Avec l’adoption de ce mandat de négociation qui réduirait la culture à une monnaie d’échange, la Commission (à l’exception de trois commissaires qui ont voté contre) a renoncé à défendre l’exception culturelle. Elle s’est reniée et a renié les engagements qu’elle avait pris, n’hésitant pas à faire preuve d’une duplicité condamnable.

Nous refusons cette Europe qui veut désormais se soustraire aux grands principes posés par la Convention, notamment celui qui consacre la souveraineté culturelle des Etats.

Face à des Etats-Unis dont l’industrie du divertissement est la seconde source d’exportation, la libéralisation de l’audiovisuel et du cinéma signifierait le démantèlement annoncé de tout ce qui a protégé, promu et développé la culture européenne. Cette politique, doublée d’une hyper- bienveillance fiscale pour les géants numériques américains, ressemble à s’y méprendre à une volonté consciente de mettre à genoux la culture en Europe.

Ceux qui, au nom de l’Europe, auront couvert ou accepté cette démission en seront définitivement redevables aux yeux de l’Histoire. La diversité culturelle ne peut être une monnaie d’échange, elle doit rester une ambition, une exigence et un engagement.

Il n’est pas trop tard !

Nous nous battrons pour que l’Europe continue à écrire son Histoire par l’esprit, par la Culture, par un regard divers sur soi et sur le Monde, afin que les citoyens puissent apporter des réponses profondes et complexes aux défis que notre époque soulève.

Les personnalités européennes signataires appellent solennellement les chefs d’États européens à se prononcer en faveur de l’exclusion des services audiovisuels et cinématographiques des négociations entre l’Europe et les Etats-Unis.

PETITION ON LINE :

https://www.lapetition.be/en-ligne/The-cultural-exception-is-non-negotiable-12826.html